The number of homeless people in New York is breaking recordsThe number of homeless people in New York is breaking records

English version

 

Evictions are multiplying in New York City. The increase in rents due to the boom of housing prices and stagnant salaries for the majority of the New-Yorkers are the main causes of this phenomenon. As a result, the city counts more and more homeless people. According to the Department of Homeless Services of New York, they are now almost 60,000, which is a historical record. Besides, this figure only takes into account the people living in shelters managed by the city, so the real number of homeless people in New York City is probably higher, to such a point that Bill de Blasio, mayor of the city, made of this problem one of his priorities.

 

What is surprising is that if we look closer to the official number of homeless people and to the unemployment rate in NYC, we notice that there is a relatively strong positive link between the 2 series of data until the 2008 crisis. Then, the unemployment rate decreases in a important way whereas the number of homeless people continues to raise :

How to explain this ?

Let’s first look at the unemployment rate. We know that the unemployment rate in the US is largely underestimated. The official 5.1 % unemployment rate is only reached because the participation rate in the US is dropping. As a result, more and more people who once were considered as unemployed become inactive, hence the fall of the unemployment rate (which should probably be close to 11 %).

 

Yet, contrary to what happens at the national level, the Statistical Authorities of NYC do not « rig » the number of unemployed. Indeed, the participation rate in the city is almost constant and even increases a little since 2008 :

As the unemployment rate does not clarify the paradox, we can try to explain it with the fact that inequalities in NYC are extreme and keep growing. Actually, inequalities are increasing in all the US, but the phenomenon is even more important in New York :

The presence of a significant number of very rich people in New York City (which is besides the city of the world in which most billionaires live) increases pressure on prices (of housing, rents, goods, services), which are already high, so some people who are not necessarily unemployed but whose salaries are relatively low compared to the living cost of the city see their purchasing power falling and their situation becoming precarious to such a point that they are not anymore capable of finding accommodation, hence the rise in the number of homeless people. For instance, not only is the average rent-to-income ratio in NYC higher nowadays than it was in the early 2000s, but also it is higher in NYC than in the rest of the country.

 

Version française

 

Les expulsions de locataires se multiplient à New York. La hausse des loyers due au boom des prix immobiliers ainsi que des salaires stagnants pour la majorité des New-Yorkais sont les principales causes de ce phénomène.

Résultat : la ville compte de plus en plus de sans-abri. D’après le Department of Homeless Services de New York, on en recense aujourd’hui presque 60 000, un plus haut historique. En outre, ce chiffre ne prenant en compte que les personnes vivant dans des foyers gérés par la ville, le nombre de SDF à New York serait en fait bien plus élevé, à tel point que Bill de Blasio, maire de la ville, a fait de ce problème une de ses priorités.

 

Ce qui est étonnant est que si l’on rapproche le nombre officiel de sans-abri au taux de chômage à New York, on constate qu’il y a historiquement un lien positif relativement fort entre les 2 séries de données jusqu’à la crise de 2008. Après, le taux de chômage décroît de manière importante tandis que le nombre de sans-abri continue d’augmenter :

 

Comment expliquer ce paradoxe ?

– Par le trucage du taux de chômage ? Nous savons en effet que le taux de chômage aux Etats-Unis est largement sous-estimé. Le taux officiel de 5,1 % est uniquement atteint grâce à la baisse du taux de participation. Ainsi, des individus sans travail qui étaient autrefois classés comme chômeurs le sont à présent comme inactifs, d’où la baisse du taux de chômage (qui est en réalité proche de 11 %).

Mais contrairement à ce qui se passe au niveau national, les chiffres du chômage ne sont pas « falsifiés » dans la ville de New York. En effet, le taux de participation y est quasi constant et même en légère augmentation depuis 2008 :

– Par les inégalités de revenu ? On peut tenter d’expliquer ce paradoxe par le fait que les inégalités à New York sont extrêmes et ne cessent de grandir. Certes les inégalités augmentent dans l’ensemble du pays, mais le phénomène est encore plus présent dans l’Etat de New York :

La présence d’un nombre important de personnes très riches à New York (qui est par ailleurs la ville qui abrite le plus de milliardaires au monde) tend à faire pression à la hausse sur les prix (de l’immobilier, des loyers, des biens, des services…), qui sont par ailleurs déjà très élevés, et certaines personnes qui ne sont pas forcément au chômage mais dont les salaires sont relativement bas comparé au coût de la vie voient leur pouvoir d’achat chuter et se retrouvent dans une situation si précaire qu’elles ne sont plus en mesure de se loger, d’où la hausse du nombre de sans-abri. Par exemple, le loyer représentait à New York en moyenne 35 % du revenu des ménages en 2000 et 40 % en 2012 contre respectivement 29 % et 35 % au niveau national (source : NYC Comptroller’s Office).

 

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